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1e salon du livre de Sainte-Maxime

Orchestré par la librairie Lire entre les vignes, avec le concours de la municipalité, le désormais salon du livre de Sainte-Maxime est un premier essai plutôt réussi. Le public était nombreux et, bien que non spécialisé, captif et toujours ouvert aux suggestions et aux discussions avec le personnel qui tenait les stands – c’est à dire nous. Car j’ai été, en compagnie de quelques collègues de master, bénévole sur ce salon.

Abrité par le chapiteau du Théâtre de la mer, un espace de 700 m² vers le port de Sainte Maxime, le salon généraliste disposait de plusieurs stands, représentant, sans doute, les rayons les plus visités en librairie. Poches, policiers, bande-dessinée mais aussi ésotérisme et santé, en équilibre avec la mise en valeur d’écrivains locaux, et de genres moins populaires auprès du grand public (poésie). Il en était de même des animations présentées sur une scène aménagée, ou en déambulation.

D’où une adhésion de la part du public, qui a été plutôt nombreux, y compris pendant le creux du dimanche matin (finale contre les All-Blacks), réactif et toujours prompt à la conversation. J’ai particulièrement ressenti cela la journée du dimanche, lorsque je m’occupais de la jeunesse. Une vieille dame était, par exemple, toute étonnée d’apprendre que l’on puisse étudier la littérature de jeunesse à l’Université, et que des chercheurs y consacrent des travaux (je citais par là l’exemple de mon master, dont une partie des enseignements sont consacrés à la littérature de jeunesse).

Si le stand jeunesse était propice aux conversations, le stand « poches » dont je me suis occupé le samedi, était plus propice aux suggestions. Les visiteurs de la jeunesse faisaient, au final, leur choix seuls, guidés par les visuels des albums, par des références connues ou par un effet « quand j’étais petit » pour les livres de poches ou les rééditions d’albums de l’École des loisirs. Cela ne m’a pas empêché de faire, de mon propre chef, quelques suggestions.

La configuration du stand est à prendre en compte dans ce constat. Avec l’installation de chaises, de coussins, les visiteurs étaient invités à s’approprier le stand. Une bonne partie des livres, faute de place, étaient rangés sur des étagères, demandant du temps pour « fouiller ». Quelques parents se sont assis pour lire des histoires à leurs bambins quand d’autres passaient les piles d’albums au peigne fin. Il ne me restait alors qu’à créer la convivialité ou à engager la conversation à partir des livres feuilletés.

Au stand « poches », les visiteurs posaient en revanche beaucoup de questions, voire nous laissaient, à Marie (une collègue de master) et à moi, carte blanche pour choisir un livre à leur goût. Étant donné que je n’avais pas pris connaissance des ouvrages présentés avant le salon, j’ai plutôt fait du conseil par auteurs que par livres. Parfois, les visiteurs n’hésitaient pas à prendre notre relais et à se conseiller entre-eux. Si tous les libraires avaient de tels clients!

En jeunesse, les livres de poches à destination des pré-ados ont rencontré un vif succès, le public étant très friand des classiques de la littérature jeunesse. Je les avais mis en avant sur une table, en piles, au même titre que les bandes dessinées mais ces dernières ont trouvé peu de preneurs, à l’inverse de ce que je m’étais imaginé. Accompagnés de leurs parents, les pré-ados se voyaient souvent confier un petit budget. Il étaient encouragés à choisir un roman, quand ce n’était pas leurs parents qui leur disaient : « celui là je l’ai lu quand j’étais jeune ».

Les raisons de ce choix étaient, sans doute, en partie budgétaires, ce qui expliquerait l’engouement autour du stand « poches », constaté le samedi. « Effet crise oblige », comme la presse aime le dire (?). Ou tout simplement une date à la fois trop éloignée et trop proche de Noël. Pour le reste, il me manque l’appréciation des autres stands, notamment littérature, où de nombreux auteurs étaient en dédicace.

La jeunesse n’était pas en reste sur ce point, avec la présence de Dominique de Saint-Mars, l’auteure des toujours célèbres Max et Lili. Dans la même vague, mais pour un public plus jeune, Fabienne Blanchut dédicaçait ses séries des Jules et Zoé, que je ne connaissais pas, et qui ont remporté un vif succès puisque le stock prévu s’est écoulé dimanche en fin d’après-midi.

Un petit avant-goût pour moi du salon d’Aubagne, où je vais vivre une semaine chargée et exaltante… mais en tant que stagiaire. Le salon changeant de lieu et de formule, je risque de vivre, à nouveau, une « première fois ».

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